- 1 Sony envisage d’avancer la sortie de la PS6 à la fin d’année 2027 pour contrer la baisse des ventes de la PS5.
- 2 La hausse du prix des composants pousse le constructeur à hésiter entre une configuration haut de gamme de 30 Go de GDDR7 et une version plus économique de 24 Go.
- 3 Une nouvelle PlayStation portable pourrait être lancée en simultané pour proposer une alternative plus abordable aux joueurs.
Alors que la PlayStation 5 Pro a fêté ses un an, les yeux de l’industrie du jeu vidéo se tournent déjà de manière très insistante vers l’avenir. Ce phénomène ne doit rien au hasard : selon les dernières indiscrétions des chaînes de production, Sony envisagerait d’avancer le calendrier de sa future console de salon.
Pourquoi une telle accélération alors que la génération actuelle en a encore sous le pied ? Entre la baisse de régime des ventes de PS5 et les réalités économiques du marché des composants, la firme japonaise marche sur des œufs pour préparer sa transition technologique.

Le ralentissement de la PS5 pousse Sony à réagir
C’est le principal moteur des rumeurs actuelles. Lors des derniers bilans financiers, le constructeur a acté un tassement des ventes de la PlayStation 5. La console a entamé la seconde moitié de son cycle de vie, et le grand public semble lever le pied, en attendant notamment le raz-de-marée Grand Theft Auto VI.
Pour maintenir sa position de leader face à la menace d’une nouvelle Xbox dès 2026 ou 2027, Sony ne peut plus se permettre d’attendre sagement 2029. Plusieurs insiders de l’industrie affirment désormais que les plans pour la PlayStation 6 ont été accélérés, évoquant une fenêtre de lancement possible dès la fin d’année 2027.
La guerre de la mémoire : Le grand dilemme technique de la PS6
Développer une console surpuissante est une chose, la vendre à un prix acceptable en est une autre. Le cœur des discussions actuelles chez les ingénieurs d’AMD et de Sony concerne l’architecture de la machine, et plus particulièrement sa mémoire vive (VRAM).
Initialement, la PS6 était pressentie pour embarquer 30 Go de mémoire GDDR7 unifiée sur un bus ultra-large. Problème : le coût mondial des composants de mémoire vive est en train d’exploser. Sony se retrouverait face à un arbitrage crucial :
- Option 1 : Maintenir les 30 Go de GDDR7 pour garantir un véritable gap générationnel (notamment pour le Ray Tracing avancé et l’IA), quitte à proposer une console à un prix public très élevé, potentiellement situé entre 700 et 800 euros.
- Option 2 : Réduire la voilure à 24 Go de VRAM sur un bus plus étroit (128 bits) afin de contenir les coûts de fabrication et proposer un ticket d’entrée plus digeste pour les joueurs.
Une console de salon et une console portable en simultané ?
L’autre tendance lourde qui agite la toile concerne la diversification de l’offre. Pour compenser le prix potentiellement élevé de la console de salon standard, Sony travaillerait en parallèle sur une PlayStation portable de nouvelle génération (parfois baptisée en interne Project Canis).
Cette machine hybride intégrerait une architecture similaire mais bridée, permettant de faire tourner les jeux PS6 en résolution inférieure ou via le cloud. Pour réduire encore les coûts de la console de salon, Sony pourrait également généraliser le principe du lecteur de disques amovible et optionnel, déjà introduit sur la PS5 Slim.
Un premier indice lors du State of Play de juin ?
Sony vient d’officialiser la tenue d’un State of Play massif de 60 minutes pour le 2 juin prochain. Si l’événement sera très largement centré sur la présentation de Marvel’s Wolverine et les exclusivités PS5 à venir, la communauté spécule déjà.
Il est fort probable que Sony profite de cette visibilité mondiale pour commencer à poser les jalons de sa stratégie future. À défaut d’un design complet, un simple teaser ou l’évocation d’une « plateforme de nouvelle génération » suffirait à faire exploser les compteurs du web.




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